لهجه های فرانسوی
بهمن ۲۱, ۱۳۹۹
Robin des glaces
بهمن ۲۱, ۱۳۹۹

Des ailes de grenouille

در مسیر آموزش زبان فرانسه، قابلیت درک شفاهی زبان فرانسوی یا (compréhension orale)  یکی از مهمترین مواردی است که زبان آموزان زبان فرانسوی، می بایست بر روی آن کار کنند.

ما با استفاده از متدهای به روز آموزش زبان فرانسه، شما عزیزان را در آموزش آنلاین زبان فرانسه همراهی خواهیم کرد.

در این سر فصل داستان های ساده صوتی را برای شما آماده کرده ایم. ابتدا سعی کنید دو مرتبه  این داستان صوتی فرانسوی را بدون نگاه کردن به متن گوش کنید.

 

 

دانلود فایل صوتی

 

 

سپس می توانید متن پیاده شده فایل صوتی داستان را همزمان با گوش دادن مجدد به فایل صوتی دنبال کنید.

 

دانلود فایل متن داستان

 

در انتها، متن را بدون گوش کردن به فایل صوتی مطالعه کرده و لغات جدید را یادداشت کنید

هر هفته این تمرین را برای یک داستان انجام داده و لغات داستان هفته گذشته را که یادداشت کرده اید، چندیدن بار مرور کنید

پس از پایان داستان های هر سطح، به عنوان مثال مقدماتی، یک هفته به خود استراجت داده و در هفته بعدی، تنها لغاتی را که از داستان های این سطح یادداشت کرده اید، مرور نمایید

بعد از یک ماه از اتمام سطح اول، مجدد به داستان های سطح مربوطه مراجعه کرده و این بار هر روز یک داستان را گوش  کرده و لغت هایش را مرور نمایید

 

دانلود فایل صوتی

 

 

Des ailes de grenouille

 

 

Tout au fond d’une mare ombragée vivait une grenouille.

Elle n’était pas plus verte que les voisines, elle ne coassait ni plus fort ni de manière plus harmonieuse. Elle n’avait pour ainsi dire rien qui la distinguait des autres batraciennes.

Rien, à part peut-être un rêve.

 

Notre grenouille s’appelait Coasette, et elle rêvait de voler comme un oiseau. Elle voulait s’élever au-dessus de la végétation dense du marécage, au-dessus des arbres les plus hauts. Au-dessus même des nuages. Elle voulait monter tout là-haut et voir le monde comme jamais aucune grenouille ne l’avait vu.

Les autres grenouilles la regardaient avec un air amusé et, il faut le dire, un peu de pitié. Une grenouille qui vole, et puis quoi encore ! Les choses devaient rester à leur place et la place d’une grenouille n’était pas dans le ciel.

Mais Coasette n’en avait rien à faire de l’avis de ces rabat-joie ! Elle allait voler, elle allait leur montrer qu’ils se mettaient la patte dans l’œil.

Elle avait commencé à analyser la situation : les oiseaux qui volaient avaient des plumes. Elle avait donc commencé une collecte de toutes les plumes qui tombaient dans leur marécage. Petit à petit, elle en avait récolté une belle collection, de toutes les couleurs et de toutes les tailles.

Les oiseaux avaient aussi des ailes. C’était comme ses pattes à elle, mais plus longues et avec des plumes dessus. Facile ! Elle avait bricolé ses ailes à elle avec des tiges de roseaux. Elle les recouvrit de plumes et on n’y vit plus que du feu. Qu’elles étaient belles, ses ailes de grenouille !

Elle avait bien observé les oisillons : ils n’arrivaient pas à voler tout de suite. Il fallait qu’ils essayent, encore et encore, jusqu’à y arriver. Elle avait ainsi commencé l’entraînement. Elle était montée sur un gros rocher, avait enfilé ses deux ailes, avait sauté… et s’était écrasée dans la vase.

Pas grave ! Coasette recommença encore et encore. Elle y passa des jours et des jours. Elle s’écrasa, avala de la vase, recracha de la vase, coassa de mécontentement. Mais elle n’abandonna pas.

Le printemps fut remplacé par l’été, l’été tira sa révérence à l’automne. Et Coasette vit à travers le feuillage qui s’était fait plus rare les oiseaux migrateurs prendre la direction du sud pour passer l’hiver. Ils étaient si haut, là, dans le ciel. Ils étaient si haut qu’ils ne pouvaient pas voir le marécage et une pauvre grenouille qui aurait tout donné pour les rejoindre. Ils étaient si haut, si haut…

Elle enfila ses ailes de grenouille et se remit à l’exercice.

Par moments, elle avait l’impression de voler. Elle avait l’impression qu’elle ne retombait pas directement. Elle ne savait pas si c’était vrai ou si c’était juste un effet de son imagination.

Les autres grenouilles avaient appris à ne plus lui prêter attention. Mais un jour, elles coassèrent de surprise. Parce que Coasette ne retomba pas.

Un battement d’ailes de grenouille, elle s’éleva au-dessus de la vase.

Un autre battement, elle survola le tronc tombé.

Encore un battement, elle s’éleva au-dessus des arbres sans feuilles.

Un battement, un battement, un battement, elle sentit l’air frais du dessus de la cime des arbres, si différent de celui du marécage.

Elle baissa les yeux sur le chœur de coassements qui s’était soudain élevé. Les autres grenouilles étaient si petites, presque invisibles dans la végétation ! Et elle, elle était loin au-dessus.

Elle était dans le ciel. Là, avec ses ailes de grenouille.

Elle était dans le ciel. Avec les oiseaux migrateurs.

Elle était dans le ciel…

Elle coassa de fierté. Et prit la direction du sud.

 

Svetlana Kirilina

 

تهیه و تنظیم: الهام نورکیهانی

 

دیدگاهتان را بنویسید

نشانی ایمیل شما منتشر نخواهد شد. بخش‌های موردنیاز علامت‌گذاری شده‌اند *