Côte d’Ivoire – B1
décembre 16, 2019
Isaac de Bankolé – A2
décembre 16, 2019

Ville historique de Yazd – B2

La ville historique de Yazd est située au milieu du plateau iranien, à 270 km au sud-est d’Ispahan, à proximité des routes des épices et de la soie. C’est un témoignage vivant de l’utilisation de ressources limitées pour assurer la survie dans le désert. L’eau est amenée en ville par un système de qanat – ouvrage destiné à capter l’eau souterraine. Construite en terre, la ville de Yazd a échappé à la modernisation qui a détruit de nombreuses villes de ce type. Elle a gardé ses quartiers traditionnels, le système de qanat, les maisons anciennes, les bazars, les hammams, les mosquées, les synagogues, les temples zoroastriens et le jardin historique de Dolat-abad.
Valeur universelle exceptionnelle

 

La ville de Yazd s’étend au cœur des déserts iraniens, non loin des routes des épices et de la soie. Elle est le témoignage vivant de l’utilisation intelligente des ressources disponibles limitées nécessaires à la survie dans le désert. L’eau est acheminée jusque dans la ville par un système de qanats. Chaque quartier de Yazd est édifié sur un qanat et possède un centre communal. Les bâtiments sont construits en terre. La terre est utilisée comme matériau dans la construction des murs et des toitures, pour l’édification de voûtes et de dômes. Les maisons disposent de cours intérieures abaissées qui desservent des espaces en sous-sol. Les tours à vent, les cours intérieures et les épais murs en terre créent un agréable microclimat. Les passages en partie couverts forment avec les rues, les places publiques et les cours intérieures un tissu urbain d’une qualité appréciable. La ville a échappé aux tendances de la modernisation qui ont détruit bon nombre de cités traditionnelles à l’architecture en terre. Elle en conserve aujourd’hui la trace dans ses quartiers traditionnels, le système de qanats, les maisons anciennes, les bazars, les hammams, les citernes d’eau, les mosquées, les synagogues, les temples zoroastriens et le jardin historique de Dolat-abad. Trois religions y coexistent en bonne entente : l’islam, le judaïsme et le zoroastrisme.

La ville historique de Yazd témoigne d’un mode de construction remarquablement élaboré dans son architecture en terre et l’adaptation des modes de vie à un milieu hostile depuis plusieurs millénaires. Yazd est associée à la continuité des traditions qui couvrent l’organisation sociale. Parmi elles figurent le waqf (dotation) mis au service d’édifices publics tels que les citernes d’eau, les mosquées, les hammams, qanats et autres, ainsi que les traditions artisanales et commerciales développées sur le plan immatériel et multiculturel, qui font de cette cité l’une des plus riches au monde de par l’ensemble de son bâti en terre, qualité propice à la création d’un microclimat respectueux de l’environnement. Elle illustre la diversité des cultures liées aux différentes religions reconnues dans la ville, comme l’islam, le judaïsme et le zoroastrisme, dont la pratique en bonne entente perdure encore aujourd’hui, et elle offre un mélange d’édifices allant des maisons, aux mosquées, temples de feu, synagogues, mausolées, hammams, citernes d’eau, madrasas, bazars, etc., comme cela transparaît dans leurs festivités et leurs métiers traditionnels.


Yazd est un éminent exemple d’établissement humain traditionnel représentatif de l’interaction de l’homme avec la nature dans un environnement désertique qui résulte de l’utilisation optimale et de la gestion avisée des ressources limitées disponibles dans un lieu si aride, grâce au système de qanats et à l’utilisation de la terre dans la construction d’édifices avec des cours intérieures abaissées et des espaces en sous-sol. Outre la création d’un agréable microclimat, cet usage requiert une somme minimale de matériaux qui est une source d’inspiration pour la nouvelle architecture confrontée aux défis actuels de la durabilité

 

Intégrité
Plusieurs politiques de modernisation de la ville ont été engagées à partir des années 1930. Cela a mené à la création de quelques grandes rues commerçantes et à une facilité d’accès au logement « moderne ». Cette évolution s’est produite essentiellement en dehors de la ville historique. Contrairement à certaines intentions, dont celles des classes supérieures, la population de Yazd, ainsi que les décideurs de la ville, ont réussi à garder intact de larges pans de la cité historique, y compris la restauration et la conservation d’un certain nombre de grandes habitations.

Yazd compte aujourd’hui de multiples et excellents exemples d’architecture traditionnelle du désert avec un ensemble de résidences allant de modestes demeures à de très vastes édifices richement décorés. Outre la grande mosquée et le bazar qui sont en très bon état, chaque quartier de la cité historique présente encore toutes ses spécificités comme les citernes d’eau, les hammams, les tekiehs, les mosquées, les mausolées, etc. Dans la ville, il y a encore beaucoup de rues et de venelles qui sont dans leur état d’origine, ainsi que de nombreux sabats, passages tout ou partie couverts et surmontés d’une série d’arcs entrecroisés pour se protéger du soleil. La ligne d’horizon de la ville ponctuée par les tours à vent, les minarets et les dômes des monuments et des mosquées offre un magnifique panorama visible de loin, de l’intérieur comme de l’extérieur de la ville historique.

 

Authenticité
La ville de Yazd, vivante et dynamique, a connu une évolution progressive marquée par d’inévitables changements. Cependant, il y a encore beaucoup de qualités qui permettent à Yazd de remplir les conditions d’authenticité, y compris celles qui ont trait à la continuité de son patrimoine immatériel.

Yazd est reconnue comme étant le lieu où les pèlerinages et les fêtes religieuses ont une dimension singulière. Il y a aussi un réseau actif d’organisations sociales (waqf) qui continuent à jouer un rôle prépondérant au niveau du quartier, en plus de celles que représentent la municipalité et le gouvernement. En termes d’usage et de fonction, il convient de mentionner les activités religieuses précitées. Au bazar encore en fonction s’ajoutent quelques boutiques qui s’adressent de manière spécifique au marché touristique. De plus, une grande partie de la ville historique est encore habitée (avec un taux de 80 % de propriétés privées). En revanche, certains éléments ont perdu leur utilisation d’origine mais il y a des idées neuves pour leur réutilisation adaptive. Une partie de l’université de Yazd est installée dans la ville historique. Il y a aussi quelques hôtels et restaurants en activité dans certaines des structures existantes qui ont été réhabilitées et restaurées tout en veillant à préserver leurs éléments physiques principaux et à minimiser les interventions.
Cela a eu une influence positive en termes d’authenticité eu égard à l’emplacement, au cadre, à la forme, à la conception et aux matériaux. Hormis les changements qui se sont produits au fil du XXe siècle, le bien compte d’innombrables édifices et lieux publics bien conservés. Dans toutes les interventions, la priorité a toujours été donnée aux techniques traditionnelles chaque fois que des travaux de restauration étaient nécessaires.

https://whc.unesco.org/fr/list/1544/

Recettes de Gâteaux yazdi

Une recette qui m’a été transmise par mon arrière-grand-mère, ces gâteaux sont légers et pas trop sucrés. La cardamome et l’eau de rose lui confèrent une saveur persane distinctive. Ceux-ci sont servis avec du thé ou du café chaud.

Ingrédients
• Un bol d’une capacité de1/2 litre contenant de la farine tout usage
• Un bol d’une capacité de1/4 litre contenant du yaourt nature
• Un bol d’une capacité de1/3 litre contenant du sucre blanc
• Une tasse d’une contenance de130 ml contenant des amandes effilées blanchies
• Un bol d’une capacité de3/8 litre contenant du beurre fondu
• 1 cuillère à café de levure chimique
• 1 1/2 cuillères à café de cardamome moulue
• 4 œufs
• 1 cuillère à soupe d’eau de rose
• 1 1/2 cuillère à soupe de pistaches hachées

Préparation
1. Préchauffez le four à 170 degrés (175 ° C). Tamisez la farine et la levure dans un bol. Mettez de côté les gobelets d’un moule à cupcakes/muffins. Vous aurez besoin d’un bol d’une capacité de 6 litres contenant
2. Mélanger les œufs et le sucre dans un grand bol résistant à la chaleur et déposer au-dessus d’une casserole d’eau frémissante. Mélanger le beurre, le yogourt, la cardamome et l’eau de rose. Incorporer le mélange de farine à la main et incorporer les amandes effilées. La cuillère dans les moules à cupcakes préparés, en remplissant 0,75 complet.
3. Cuire au four préchauffé jusqu’à consistance ferme au toucher et doré, de 25 à 30 minutes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *