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کتاب Bescherelle
آبان ۲۲, ۱۳۹۹
Le cheveu merveilleux
آبان ۲۲, ۱۳۹۹

Le petit sapin

در مسیر آموزش زبان فرانسه، قابلیت درک شفاهی زبان فرانسوی یا (compréhension orale)  یکی از مهمترین مواردی است که زبان آموزان زبان فرانسوی، می بایست بر روی آن کار کنند.

ما با استفاده از متدهای به روز آموزش زبان فرانسه، شما عزیزان را در آموزش آنلاین زبان فرانسه همراهی خواهیم کرد.

در این سر فصل داستان های ساده صوتی را برای شما آماده کرده ایم. ابتدا سعی کنید دو مرتبه  این داستان صوتی فرانسوی را بدون نگاه کردن به متن گوش کنید.

 

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سپس به فهرست لغات مهم این داستان که در ادامه می آید مراجعه کرده تا با لغات فرانسوی جدید این داستان آشنا شوید

Camarades : Un camarade est un ami, un compagnon, un acolyte

En bavardant : il s’agit du verbe “bavarder” conjugué au gérondif. Il signifie “parler beaucoup, de tout et de rien”

Contempler : ce verbe signifie “admirer, regarder longuement quelque chose avec beaucoup d’intérêt”

Causait : il s’agit du verbe “causer” conjugué à l’imparfait. Il signifie ici provoquer, produire, susciter

Naviguaient : il s’agit du verbe “naviguer” conjugué à l’imparfait. Il signifie “voyager sur l’eau,dans l’air ou dans l’espace”.

Étincelante : L’adjectif “étincelant” signifie “qui brille, qui jette une vive lumière.

Contourner : Ce verbe signifie : “faire le tour de, passer autour”.

Abattaient : il s’agit du verbe “abattre” conjugué à l’imparfait. Il signifie “faire tomber, jeter à terre”

Un fracas : un fracas est un bruit soudain et violent.

Craquements : un craquement est le bruit d’une chose qui éclate, qui craque, qui casse.

Sort : Le sort est le destin de quelqu’un.

Mâts : un mât est un long morceau de bois, disposé verticalement sur le pont d’un voilier et destiné à porter les voiles d’un bateau.

Réjouis-toi : il s’agit du verbe “se réjouir” conjugué à l’impératif. Il signifie “éprouver de la joie, passer le temps agréablement, se satisfaire de quelque chose”

Rosée : la rosée est de la vapeur d’eau de l’atmosphère, qui se condense et forme des gouttes d’eau

Gazouillèrent : il s’agit du verbe “gazouiller” conjugué au passé-simple. Il signifie “produire un bruit léger et doux”

Garnis : l’adjectif “garnie” signifie “rempli, plein, décoré, orné”

Charrette : Une charrette est un petit véhicule à deux roues.

Faste : le faste signifie “le luxe, la magnificence”

Languis : il s’agit du verbe “languir” conjugué au passé-simple. Il signifie “attendre quelque chose avec impatience”

Trancha : il s’agit du verbe “trancher” conjugué au passé-simple. Il signifie “couper net”

Moelle : utilisé en littérature la moelle est la partie essentielle d’une chose, sa substance.

Défaillait : il s’agit du verbe “défaillir” conjugué à l’imparfait. Il signifie “perdre momentanément ses forces, diminuer, s’affaiblir”

Ornaient : il s’agit du verbe “orner” conjugué à l’imparfait. Il signifie “décorer, parer”.

Poêle : dans le texte, le poêle est un appareil de chauffage

Étoffe : une étoffe est un morceau de tissu.

Se mettaient à : il s’agit du verbe pronominal” se mettre à” qui signifie “commencer à”

Cueillir : Ce verbe signifie “prendre des fruits, des fleurs, des légumes de leurs branches ou de leurs tiges.

Bonne : une bonne est une servant dans une maison bourgeoise.

En entraînant : il s’agit du verbe “traîner” conjugué au gérondif. Il signifie “”emmener une personne, forcer quelqu’un à faire quelque chose”

Ventru : l’adjectif “ventru” caractérise une personne qui a un gros ventre.

Qui sait : cette expression est utilisée pour exprimer l’incertitude d’une chose qu’on vient de dire ou que l’on va dire.

En songeant : il s’agit du verbe “songer” conjugué au gérondif. Il signifie “rêver à, songer à, penser à”

Trainèrent : il s’agit du verbe “traîner” conjugué au passé-simple. Le verbe “trainer” a plusieurs significations. Ici, il signifie “amener avec quelque chose qui gêne, tirer avec soi”

Parvenait : il s’agit du verbe “parvenir” conjugué à l’imparfait. Il signifie “arriver, accéder à ce que l’on voulait”

Abandonnèrent : il s’agit du verbe “abandonner” conjugué au passé-simple. Il signifie “quitter, laisser définitivement”

Planter : ce verbe signifie “placer en terre une plante, un arbre”

A l’abri : cette expression signifie “protégé de”

Exquis : cet adjectif signifie “délicieux”

Garde-manger : le garde-manger est une petite armoire  pour mettre les aliments à l’abri des insectes ou des animaux.

Semblable : cet adjectif signifie “qui ressemble à”, “qui est identique”. Replanté

Fanées : l’adjectif “fané” caractérise souvent une plante qui perd sa couleur, sa consistance, qui sèche et meurt.

En piétinant : il s’agit du verbe “piétiner” conjugué au gérondif. Dans le texte, il signifie “écraser quelque chose”.

Débita : il s’agit du verbe “débiter” conjugué au passé-simple. Il signifie “découper un arbre en morceaux”.

Flamba : il s’agit du verbe “flamber” conjugué au passé-simple. Il signifie “brûler, mettre le feu”.

سپس می توانید متن پیاده شده فایل صوتی داستان را همزمان با گوش دادن مجدد به فایل صوتی دنبال کنید.

 

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در انتها، متن را بدون گوش کردن به فایل صوتی مطالعه کرده و لغات جدید را یادداشت کنید

هر هفته این تمرین را برای یک داستان انجام داده و لغات داستان هفته گذشته را که یادداشت کرده اید، چندیدن بار مرور کنید

پس از پایان داستان های هر سطح، به عنوان مثال مقدماتی، یک هفته به خود استراجت داده و در هفته بعدی، تنها لغاتی را که از داستان های این سطح یادداشت کرده اید، مرور نمایید

بعد از یک ماه از اتمام سطح اول، مجدد به داستان های سطح مربوطه مراجعه کرده و این بار هر روز یک داستان را گوش  کرده و لغت هایش را مرور نمایید

 

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Le Petit Sapin

Là-bas, dans la forêt, il y avait un joli sapin. Il était bien placé, il avait du soleil et de l’air ; autour de lui poussaient de plus grands camarades, pins et sapins. Mais il était si impatient de grandir qu’il ne remarquait ni le soleil ni l’air pur, pas même les enfants de paysans qui passaient en bavardant lorsqu’ils allaient cueillir des fraises ou des framboises.

« Oh ! si j’étais grand comme les autres, soupirait le petit sapin, je pourrais contempler le vaste monde.

Le soleil ne lui causait aucun plaisir, ni les oiseaux, ni les nuages roses qui, matin et soir, naviguaient dans le ciel au-dessus de sa tête.

L’hiver, lorsque la neige étincelante entourait son pied de sa blancheur, il arrivait souvent qu’un lièvre bondissait, sautait par-dessus le petit arbre – oh ! que c’était agaçant !

Mais, quand vint le troisième hiver, le petit arbre était assez grand pour que le lièvre fût obligé de le contourner. Oh ! pousser, pousser, devenir grand et vieux, c’était là, pensait-il, la seule joie au monde.

En automne, les bûcherons venaient et abattaient quelques-uns des plus grands arbres. Cela arrivait chaque année et le jeune sapin, qui avait atteint une bonne taille, tremblait de crainte, car ces arbres magnifiques tombaient à terre dans un fracas de craquements.

Où allaient-ils ? Quel devait être leur sort ?

Au printemps, lorsque arrivèrent l’hirondelle et la cigogne, le sapin leur demanda :
– Savez-vous où on les a conduits ? Les avez-vous rencontrés ?
Les hirondelles n’en savaient rien, mais la cigogne eut l’air de réfléchir, hocha la tête et dit :

– Oui, je crois le savoir, j’ai rencontré beaucoup de navires tout neufs en m’envolant vers l’Egypte, sur ces navires il y avait des mâts superbes, j’ose dire que c’étaient eux, ils sentaient le sapin.

– Oh ! Si j’étais assez grand pour voler au-dessus de la mer ! Comment est-ce au juste la mer ? A quoi cela ressemble-t-il ?

– Euh ! C’est difficile à expliquer, répondit la cigogne.
Et elle partit.

– Réjouis-toi de ta jeunesse, dirent les rayons du soleil, réjouis-toi de ta fraîcheur, de la jeune vie qui est en toi.

Le vent baisa le jeune arbre, la rosée versa sur lui des larmes, mais il ne les comprit pas.

Quand arriva l’époque de Noël, de tout jeunes arbres furent abattus, ils n’avaient souvent même pas la taille, ni même l’âge de notre sapin  qui ne pensait qu’à une seule chose : partir.

– Où vont-ils? demanda le sapin, ils ne sont pas plus grands que moi, il y en avait même un beaucoup plus petit. Pourquoi leur a-t-on laissé leur verdure?
– Nous le savons, nous le savons, gazouillèrent les moineaux.

En bas, dans la ville, nous avons regardé à travers les vitres, nous savons où la voiture les conduit. A travers les vitres, nous les avons vus, plantés au milieu du salon chauffé et garnis de ravissants objets, pommes dorées, gâteaux de miel, jouets et des centaines de lumières.

– Suis-je destiné à atteindre aussi cette fonction ? dit le sapin tout enthousiasmé. C’est encore bien mieux que de voler au-dessus de la mer. Je suis aussi grand et développé que ceux qui ont été emmenés l’année dernière.

Je voudrais être déjà sur la charrette et puis dans le salon chauffé, au milieu de ce faste. Et, ensuite … il arrive sûrement quelque chose d’encore mieux, de plus beau, sinon pourquoi nous décorer ainsi. Cela doit être quelque chose de grandiose et de merveilleux ! Mais quoi ?… Oh ! je m’ennuie … je languis …

– Sois heureux d’être avec nous, dirent l’air et la lumière du soleil. Réjouis-toi de ta fraîcheur et ta libre jeunesse.

Mais le sapin n’arrivait pas à se réjouir. Il grandissait et grandissait. Hiver comme été, il était vert, d’un beau vert foncé et les gens qui le voyaient s’écriaient : Quel bel arbre!

Avant Noël il fut abattu, le tout premier. La hache trancha d’un coup, dans sa moelle ; il tomba, poussant un grand soupir, il sentit une douleur profonde. Il défaillait et souffrait.

L’arbre ne revint à lui qu’au moment d’être déposé dans la cour avec les autres. Il entendit alors un homme dire :

– Celui-ci est superbe, nous le choisissons.

Alors vinrent deux domestiques en grande tenue qui apportèrent le sapin dans un beau salon.

Des portraits ornaient les murs et près du grand poêle de céramique vernie il y avait des vases chinois avec des lions sur leurs couvercles. Plus loin étaient placés des fauteuils à bascule, des canapés de soie, de grandes tables couvertes de livres d’images et de jouets !

Le sapin fut dressé dans un petit tonneau rempli de sable, mais on ne pouvait pas voir que c’était un tonneau parce qu’il était enveloppé d’une étoffe verte et posé sur un grand tapis à fleurs ! Oh ! Notre arbre était bien ému ! Qu’allait-il se passer ?

Les domestiques et des jeunes filles commencèrent à le garnir. Ils suspendaient aux branches des petits filets où l’on mettait quelques fondants, des pommes et des noix dorées et plus de cent petites bougies rouges, bleues et blanches étaient fixées sur les branches. Et tout en haut, au sommet, on mit une étoile dorée.

C’était splendide, incomparablement magnifique.
– Ce soir, disaient-ils tous, ce soir ce sera beau.

« Oh ! pensa le sapin, que je voudrais être ici ce soir quand les bougies seront allumées ! Que se passera-t-il alors ? Les arbres de la forêt viendront-ils m’admirer ? Les moineaux me regarderont-ils à travers les vitres ? Vais-je rester ici, ainsi décoré, l’hiver et l’été ? »

On alluma les lumières et la porte s’ouvrit. De nombreux enfants se précipitèrent comme s’ils allaient renverser le sapin. Ils s’arrêtaient – un instant seulement -, puis ils se mettaient à pousser des cris de joie et à danser autour de l’arbre. Ensuite, on commença à cueillir les cadeaux l’un après l’autre.

« Qu’est-ce qu’ils font ? Se demandait le sapin. Qu’est-ce qui va se passer ? »

Les petits tournoyaient dans le salon avec leurs jouets dans les bras, personne ne faisait plus attention à notre sapin, excepté la vieille bonne qui jetait régulièrement un coup d’œil pour voir si les enfants n’avaient pas oublié une figue ou une pomme.
– Une histoire ! Une histoire ! criaient les enfants en entraînant vers l’arbre un gros petit homme ventru.

Il s’assit juste sous l’arbre.

“Je ne raconterai qu’une seule histoire” : dit l’homme. “Voulez-vous celle d’Ivède-Avède ou celle de Dumpe-le-Ballot”.

L’homme racontait l’histoire de Dumpe-le-Ballot qui tomba du haut des escaliers, mais arriva à s’asseoir sur le trône et à épouser la princesse. Les enfants battaient des mains. Le sapin très naïf, écoutait aussi l’histoire.

Il croyait que l’histoire était vraie, parce que l’homme qui la racontait était élégant.
– Oui, oui, qui sait ! Peut-être que je tomberai aussi du haut des escaliers et que j’épouserai une princesse !

Il se réjouissait en songeant que le lendemain il serait de nouveau orné de lumières et de jouets, d’or et de fruits.

Il resta immobile et songeur toute la nuit.

Au matin, un valet et une femme de chambre entrèrent.

– Voilà la fête qui recommence ! pensa l’arbre. Mais ils le traînèrent hors de la pièce, en haut des escaliers, au grenier… et là, dans un coin sombre, où le jour ne parvenait pas, ils l’abandonnèrent.

– Qu’est-ce que cela veut dire ? Que vais-je faire ici ?
M’a-t-on donc oublié ?

«C’est l’hiver dehors, maintenant, pensait-il. La terre est dure et couverte de neige. On ne pourrait même pas me planter ; c’est sans doute pour cela que je dois rester à l’abri jusqu’au printemps. Les hommes sont vraiment bons ! Si seulement il ne faisait pas si sombre et si ce n’était pas si solitaire ! Pas le moindre petit lièvre. C’était gai, là-bas, dans la forêt, quand le lièvre passait en bondissant, oui, même quand il sautait par-dessus moi ; mais, dans ce temps-là, je n’aimais pas ça. Quelle affreuse solitude, ici ! »

« Pip ! pip ! » fit une petite souris en apparaissant au même instant, et une autre la suivait.

– Il fait terriblement froid , dit la petite souris. Sinon  on serait bien ici, n’est-ce pas, vieux sapin?

– Je ne suis pas vieux du tout, répondit le sapin. Il en y a beaucoup de bien plus vieux que moi.

– D’où viens-tu donc ? demanda la souris, et qu’est-ce que tu as à raconter ?
Elles étaient horriblement curieuses.

– Parle-nous de l’endroit le plus exquis de la terre. Y as-tu été ? As-tu été dans le garde-manger ?

– Je ne connais pas ça, dit l’arbre, mais je connais la forêt où brille le soleil, où l’oiseau chante.

Et il parla de son enfance. Les petites souris n’avaient jamais rien entendu de semblable. Elles écoutaient de toutes leurs oreilles.

– Tu en as vu des choses ! Comme tu as été heureux !
– Moi ! dit le sapin en songeant à ce que lui-même racontait. Oui, au fond, c’était bien agréable.

Mais, ensuite, il parla du soir de Noël où il avait été garni de gâteaux et de lumières.

– Oh ! dirent encore les petites souris, comme tu as été heureux, vieux sapin.
– Mais je ne suis pas vieux du tout, ce n’est que cet hiver que j’ai quitté ma forêt ; je suis dans mon plus bel âge, on m’a seulement replanté dans un tonneau.

– Comme tu racontes bien, dirent les petites souris.

La nuit suivante, elles amenèrent quatre autres souris pour entendre ce que l’arbre racontait et, plus celui-ci parlait, plus ses souvenirs étaient clairs et précis. « C’était vraiment de bons moments, pensait-il.

Mais ils peuvent revenir, ils peuvent revenir ! Dumpe-le-Ballot est tombé du haut des escaliers, mais il a tout de même eu la princesse ; peut-être que j’en aurai une aussi. »
Il se souvenait d’un petit bouleau qui poussait là-bas, dans la forêt, et qui avait été pour lui une véritable petite princesse.

– Qui est Dumpe-le-Ballot ? demandèrent les petites souris.

Alors le sapin raconta toute l’histoire, il se souvenait de chaque mot ;
La nuit suivante, les souris étaient plus nombreuses encore, et le dimanche il vint même deux rats, mais ils déclarèrent que le conte n’était pas amusant du tout et ils s’en allèrent.

Finalement, les souris finirent par s’en aller aussi, et le sapin soupirait.

– C’était un vrai plaisir d’avoir autour de moi ces petites souris qui écoutaient ce que je racontais. C’est fini, ça aussi, mais maintenant, je saurai apprécier la vie quand on me ressortira. Mais quand ?

Ce fut un matin, des gens arrivèrent dans le grenier. Ils déplacèrent les caisses, et tirèrent l’arbre. Bien sûr, ils le jetèrent un peu durement à terre, mais un valet le traîna vers l’escalier où le jour éclairait.

«Voilà la vie qui recommence », pensait l’arbre, lorsqu’il sentit l’air frais, le premier rayon de soleil … On le mit dans la cour.

– Je vais revivre, se disait-il, enchanté, étendant largement ses branches. Hélas ! Elles étaient toutes fanées et jaunies. L’étoile de papier doré était restée fixée à son sommet et brillait au soleil… Dans la cour jouaient quelques enfants joyeux qui, à Noël, avaient dansé autour de l’arbre.  Et s’en étaient réjouis.

L’un des plus petits s’élança et arracha l’étoile d’or.
– Regarde ce qui était resté sur cet affreux arbre de Noël, s’écria-t-il en piétinant les branches qui craquaient sous ses souliers.

L’arbre regardait la splendeur des fleurs et la fraîche verdure du jardin puis, enfin, se regarda lui-même.

Finalement, il aurait préféré rester au grenier ! Il pensa à sa jeunesse dans la forêt, à la joyeuse fête de Noël, aux petites souris, si heureuses d’entendre l’histoire de Dumpe-le- Ballot.

« Fini ! Fini ! Si seulement j’avais su être heureux quand je le pouvais. » Le valet débita l’arbre en petits morceaux, il en fit tout un grand tas qui flamba sous la chaudière. De profonds soupirs s’en échappaient, chaque soupir éclatait. Les enfants qui jouaient au-dehors entrèrent s’asseoir devant le feu et ils criaient :

Pif ! Paf ! A chaque craquement, le sapin, lui, songeait à un jour d’été dans la forêt ou à une nuit d’hiver quand les étoiles étincellent. Il pensait au soir de Noël, à Dumpe-le-Ballot, le seul conte qu’on ne lui ait jamais raconté et qu’il avait su répéter… et voilà qu’il était consumé …

Les garçons jouaient dans la cour, le plus jeune portait sur la poitrine l’étoile d’or qui avait orné l’arbre au soir le plus heureux de sa vie.

Ce soir était fini, l’arbre était fini, et l’histoire, aussi, finie, finie comme toutes les histoires.

Quant à moi, je vous souhaite à tous de passer de très bonnes fêtes et un « JOYEUX NOËL » !

 

تهیه و تنظیم: میلاد عاصمی پور

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