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La Poésie persane contemporaine-B2

شعر معاصر فارسی
شعر، بدون شک یکی از عناصر اساسی فرهنگ ایران زمین می باشد. و در حقیقت مدت هاست که برجسته ترین شکل هنری فرهنگ و ادبیات فارسی است. شعر معاصر فارسی از سال 1301 هجری شمسی (1921 سال میلادی) با انتشار یک شعر طولانی به نام “افسانه” از علی اسفندیاری معروف به نیما یوشیج آغاز شد.
این متن فرانسوی برای افرادی که در سطح B2 هستند مناسب می باشد.

گردآورنده : الهان نورکیهانی

La poésie, il va sans dire, constitue un élément fondamental de la culture iranienne, et caractérise les aspects divers de la vie sociopolitique et culturelle persan. La poésie a effectivement été, cela depuis longtemps, la forme artistique la plus marquante de la culture et de la littératurepersanes, la preuve en est le grand nombre de scientifiques, philosophes et mystiques iraniens qui s’occupèrent également de poésie. On fait souvent débuter la poésie persane contemporaine en 1301 de l’hégire solaire (en 1921 de l’ère chrétienne), l’année de la publication d’un long poème de Nimâ, Afsâneh (La légende), qui est aujourd’hui considéré comme le manifeste de la Nouvelle poésie.

Les poètes iraniens contemporains

• Nima Yushij (1895-1958)
• Ahmad Shamlou (1925-2000), Aléf-Bâmdâd
• Fereydoon Moshiri (1926-2000)
• Simin Behbahani (1927-2014)
• Bijan Jalali (1927-2000)
• Sohrab Sepehri (1928-1980)
• Mehdi Akhavan-Sales (1928-1990)
• Manouchehr Atashi (1931-2005)
• Forough Farrokhzad (1935-1967)
• Mohammad Reza Shafiei-Kadkani (1939-)

Forough Farrokhzad

« La vie est peut-être une rue sans fin où
Passe tous les jours une femme avec un panier.
La vie est peut-être une corde
Avec laquelle un homme se pend à un arbre.
La vie est peut-être un enfant rentrant de l’école.
La vie est peut-être allumer une cigarette
À un moment d’assoupissement
Entre deux étreintes,
Ou peut-être le regard distrait d’un passant
Qui soulève son chapeau
Et qui, avec un sourire absurde, dit : “Bonjour !” »

Ahmad Shamlou

Toi et moi, l’arbre et la pluie…
Je suis le printemps, toi, la terre
Je suis la terre, toi, l’arbre
Je suis l’arbre, toi, le printemps.

La caresse de tes doigts de pluie
Me fait jardin parmi les forêts
Elle me rend unique.
Tu es grande
Comme la nuit.
Noyée dans le clair de lune ou pas
Tu es grande
Comme la nuit.
Tu es le clair de lune
La lune même.
Si la lune disparaissait
Et si
La nuit seule devait parcourir
Sa longue route jusqu’à la porte du jour,
Tu es comme la nuit
Grande et profonde, comme la nuit.
Même à la naissance du jour,
Tu es pure
Comme la rosée
Comme le matin.
Tu ressembles au velours
Des nuages
A l’odeur de l’herbe
Tu es mousseline transparente
Mousseline de brume
Posée sur le parfum des herbes,
Comme une incertitude ébahie :
Aller ou rester…
Vivre ou mourir ?
Tu ressembles aux neiges
Même lorsque les neiges ont fondu
Et que la montagne est nue.
Tu ressembles à cette cime haute et fière
Toi qui souris aux nuages de l’ombre
Et aux vents du mal…
Je suis le printemps, toi, la terre
Je suis la terre, toi, l’arbre.
Je suis l’arbre, toi, le printemps.
La caresse de tes doigts de pluie
Me fait jardin parmi les forêts
Elle me rend unique.

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